• Jason IOTTI

Baisse immunitaire automnale selon la Médecine Chinoise

Dernière mise à jour : 5 nov.



L'automne est une saison connue pour son influence sur l'état d'énergie des populations et leur capacité inhérente à résister aux facteurs pathogènes.


Fatigue, déprime, difficulté à se lever le matin, infections virales sont quelques-unes des manifestations qui se bousculent aux portes des cabinets médicaux. La médecine chinoise explique parfaitement cette "immuno-déficience" saisonnière.

Pour le comprendre, Il est fondamental de considérer l'être humain dans son milieu naturel et d'en apprécier les influences.


À l'arrivée de l'automne, la lumière perçue diminue car la position du soleil dans le ciel baisse. La durée des jours décroit tandis que celle des nuits augmente, ce processus continuant sa course jusqu'au 25 décembre. Enfin, les températures baissent progressivement et la fraicheur s'installe. Ces paramètres environnementaux produisent des conséquences sur les organismes vivants, se contractant et ralentissant leur vitalité : la sève quitte les extrémités des végétaux, asséchant et colorant les feuilles, un certain nombre d'insectes meurent, les animaux préparent l'hibernation. L'être humain subit des influences bien entendu similaires.


Avant d'aller plus loin, rappelons quelques notions d'immunité selon la pensée médicale chinoise. Il est très généralement admis qu'une des parties la plus fondamentale de l'immunité se trouve être la peau, les muqueuses des voies respiratoires supérieures (nez, sinus) et par extension le système respiratoire (poumons, bronches, ...). Ces organes formant une même entité anatomique et organique en médecine chinoise. Ils forment ce que l'on nomme en physiologie conventionnelle l'immunité non spécifique, car elle n'est pas propre à un pathogène précis. C'est une barrière mécanique (la peau) et biologique (microbiote des voies respiratoires) faisant séparation entre l'environnement naturel et interne (cellulaire et sanguin).

La médecine chinoise nous donne une information en plus non négligeable : cette structure est efficace dans son rôle de protection si elle est correctement réchauffée par le sang. Or, à l'automne, à cause de la baisse des données environnementales (cités ci-dessus) les vaisseaux sanguins, notamment les capillaires (appelés fu luo 浮絡 et sun luo 孫絡 ), se contractent et le flux sanguins suit un mouvement centripète. Le sang est plus abondants vers le yīn, c'est-à-dire vers les organes et les viscères. Il faut bien comprendre que ce phénomènes se produit chaque jours à plus petit échelles à la tombé de la nuit.


En outre, la peau et les muqueuses sont moins volumétriquement vascularisées. Il en résulte que ces organes joues moins leur rôle de protection qui leur incombe. Nous sommes à ce moment là plus perméable aux agressions des différentes catégories de pathogènes : climats, virus, bactéries, ...


Un des objectifs de la médecine chinoise est alors de stimuler ce mouvement centrifuge du flux sanguin en favorisant la dilatation des vaisseaux. Ce mouvement inspiratoire des vaisseaux combinés à la capacité de réchauffement du sang est nommé en chinois wèi qì 卫气 : souffle défensif.

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